Reliquaire en chantier

L'édhéa à l'Abbaye

Avec son exposition temporaire Reliquaire en chantier, l’Abbaye de Saint-Maurice propose au public de découvrir l’histoire de l’un de ses reliquaires majeurs: la Grande châsse. Après plusieurs siècles de vénération et malgré une protection constante de la part de la communauté des chanoines, elle a souffert de dégradations dues au temps et à l’usage.

Cette exposition présente l’étude en cours qui, par une approche historique et matérielle, cherche à comprendre les conditions dans lesquelles cette châsse a été créée, entretenue et utilisée. Elle vise également à en préciser ses dates et lieux de création et de transformation. Pour y parvenir, le regard de spécialistes de disciplines aussi variées que la restauration, l’histoire de l’art, l’orfèvrerie, la gemmologie, la dendrochronologie et d’autres encore sera sollicité.



L’édhéa prend une part active dans cette exposition, et ce de plusieurs manières.
Une élève en graphisme et une assistante de l’édhéa habillent et habitent un conteneur cargo déposé sur le parvis de la Basilique de Saint-Maurice. Accessible au public sans billet d’entrée, cette installation fait office de sas entre l’extérieur et l’intérieur de l’exposition.

Ancienne étudiante de l’édhéa, aujourd’hui assistante auprès de la filière Bachelor, l’artiste Ghalas Charara investit cet espace de passage qui transforme les badauds en visiteurs. L’occupation du conteneur, pensée comme un projet évolutif, se construira au fur et à mesure de l’exposition Reliquaire en chantier par chapitres arborescents, de la projection à l’installation en passant par des interventions ponctuelles d’artistes invité·e·s.

L’extérieur du conteneur, quant à lui, est habillé par Annaëlle Delettre, élève graphiste. Son projet a été sélectionné parmi vingt-cinq propositions au terme d’un concours organisé dans les classes de deuxième année. Sobre, facilement lisible, il met en scène des symboles étroitement liés au sujet de l’exposition, à savoir des ossements et la croix tréflée de Saint-Maurice, et il évoque le processus de transformation ainsi que les étapes du travail archéologique.

De plus, la réalisation de la ligne graphique de l’exposition a été confiée à Adeline Mollard. Cette graphiste indépendante, qui exerce à Fribourg, Zurich et Berlin, enseigne aux élèves et étudiant·e·s de l’école. Le visuel évoque le travail effectué sur la châsse. Il la représente à la fois sous la forme qu’on lui connaît, c’est-à-dire finement ouvragée et richement ornée, et à la fois dans sa version la plus authentique et la plus dépouillée, telle qu’elle apparaît lorsqu’on retire ses parements pour les besoins de la restauration.



À la faveur de ces différents mandats, l’école souligne de manière équilibrée la dualité qui est sienne, puisqu’elle regroupe une école d’arts appliqués, fortement spécialisée en graphisme, et une Haute école d’art rassemblées au sein de la HES-SO Valais Wallis depuis le 1er janvier 2019. Cette participation à la manifestation s’inscrit dans le cadre du 70e anniversaire de l’édhéa.



Pour en savoir plus, visitez le site de l'Abbaye de Saint-Maurice.